Edito
Richard Hay, Président AIACE Int.,
Les murs de Malte – ou ceux qui vous entourent où que vous soyez en ce moment, - sont comme les efforts que nous avons déployés pour l’Europe. Nous avons utilisé ce que nous avons hérité, et nous avons construit du neuf, chacun dans son domaine, avec nos différentes
Quand la crise de l’Euro va-t-elle se terminer?’ – c’est la question posée par beaucoup. Ils oublient que la crise n’aura pas une fin claire et nette. Elle posera des problèmes d'une autre nature, que nous pouvons espérer moins dramatique. Inévitablement, ’la vie n’est qu’une succession d'évènements ’. Avec rétrospection, on appelle ça l’histoire.
Ceux d'entre nous qui étaient à Malte pour les Assises de cette année ont apprécié d’être avec d’autres qui ont œuvré pour l’Europe, et ainsi de revivre l’aventure de cette construction. Nous avons aussi eu une visite à un pays fascinant. Et pendant notre visite, nous étions très conscients de l’histoire qui nous entourait, qui – je pourrais dire – pesait sur nous. Il y avait des temples construits avant les pyramides ; il y avait des palais du moyen âge ou de la renaissance ; il y avait des constructions plus modernes. Je me souviens surtout des murs, construits en pierre couleur crème. Des murs autour des petits champs, construits avec grand effort pour déblayer les terrains. Des murs des palais avec des portails ou des fenêtres dont le style superbe témoigne de la la richesse et du pouvoir. Des murs des bastions et des remparts faits de pierres moins finement taillées mais fortes, construits pour résister même aux attaques les plus violents. Ces murs ont résisté à travers des siècles, bien faits, solides.
Les murs enferment, divisent, protègent, excluent. L'usage qu'on en fait change à travers les siècles, en fonction des besoins de chaque génération et de leur époque. Il en sera toujours ainsi.
Les murs de Malte – ou ceux qui vous entourent où que vous soyez en ce moment, - sont comme les efforts que nous avons déployés pour l’Europe. Nous avons utilisé ce que nous avons hérité, et nous avons construit du neuf, chacun dans son domaine, avec nos différentes capacités, selon les besoins que nous avons ressentis. Les résultats de nos efforts sont des réalités ; ils forment une partie de l’histoire. Notre travail n’a pas laissé des traces aussi visibles que des murs de pierre. Maintenant ils sont notre legs à ceux qui continuent l’exploration dans laquelle nous avions eu le privilège de participer. D’une façon ou d’une autre, nos efforts, comme les murs de Malte, serviront toujours, et ils résisteront aux épreuves des tempêtes et des années. En ceci, nous pouvons, et nous devons, en être fiers.